Si la colonisation semble être révolue, elle n’en imprègne pas moins, encore aujourd’hui, toute notre société, et le soin n’y fait pas exception.

Drapée dans sa rationalité scientifique et son paternalisme, la médecine occidentale se pose comme la détentrice et approbatrice unique de LA vérité. Une façon indirecte pour l’Occident d’asseoir son hégémonie et de maintenir une certaine forme de domination.

La décolonisation du soin vise justement à se défaire de cet eurocentrisme et à déconstruire dans les contextes de soin tous ces rapports de pouvoir hérités du colonialisme pour faire place à des visions plurielles et des savoirs localisés.

Légitimation d’autres formes de pratiques et de croyances, mise en place d’approches plus horizontales, critique des normes qui perpétuent des inégalités… Les pistes ne manquent pas pour faire tomber les suprématies. À nous de les explorer.

SOIN DÉCOLONIAL

Noémie Delfine

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