Alors que le système de santé se précarise pour l’ensemble de la société, la réappropriation du soin devient aussi urgente que vitale.

C’est d’ailleurs ce qu’ont fait les mouvements féministes dès les années 70, en dénonçant les oppressions, en développant l’auto-formation gynécologique et en construisant des collectifs d’entraide, dans un contexte où la médecine avait privé les femmes de tout contrôle sur leur santé reproductive.

Se réapproprier le soin aujourd’hui ne pourra donc se faire qu’avec la mise en place de réseaux de soutien plus participatifs, la recherche d’autonomie pour chacun·e et la critique des systèmes institutionnels et marchands qui en phagocytent l’accès.

Il n’est pas question ici de supprimer l’hôpital public et encore moins de revenir sur les progrès techniques de la science, mais plutôt de repenser des modèles à la hauteur des enjeux sociétaux pour un soin plus égalitaire, inclusif et émancipateur.

RÉAPPROPRIATION DU SOIN

Noémie Delfine

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